L’Afrique au MoMA : Comment le Plus Grand Musée d’Art Moderne a Ouvert ses Portes au Continent

Le MoMA — Museum of Modern Art de New York — est bien plus qu’un musée : c’est le gardien du canon de l’art moderne. Être dans les collections du MoMA, c’est être inscrit dans l’histoire officielle de l’art du XXe et du XXIe siècle. Pendant des décennies, cette histoire a été essentiellement occidentale. Ce n’est plus le cas.
Une Révolution Silencieuse dans les Collections
Au cours de la dernière décennie, le MoMA a considérablement enrichi ses collections d’art africain contemporain. Des acquisitions majeures d’œuvres de Julie Mehretu, d’El Anatsui, de Zanele Muholi, de Lynette Yiadom-Boakye, de Njideka Akunyili Crosby, d’Ibrahim El-Salahi et de dizaines d’autres artistes africains ont transformé la composition du musée. L’accrochage permanent, réorganisé en 2019, intègre désormais ces œuvres dans le récit principal de l’art moderne — non plus comme un appendice exotique, mais comme une partie intégrale et essentielle de l’histoire.
“L’histoire de l’art moderne ne peut pas être racontée sans l’Afrique — nous corrigeons enfin cette omission.” — Glenn D. Lowry, directeur du MoMA
Ce que Cela Signifie pour le Marché
L’entrée au MoMA est le signe de validation ultime dans le monde de l’art. Pour les artistes africains, cela signifie une reconnaissance définitive par l’institution la plus influente du monde. Pour les collectionneurs, cela signifie que les œuvres de ces artistes ont franchi le seuil qui sépare le marché du « canon » — elles ne sont plus des investissements spéculatifs, mais des valeurs patrimoniales établies.



